Accueillants familiaux

La famille du mois : Florence, accueillante en Indre-et-Loire

14 octobre 2019 No Comments

Nous avons rencontré Florence, accueillante familiale dans l’Indre-et-Loire (37). Elle accueille des personnes en perte d’autonomie depuis 13 ans.

Rencontre avec Florence, accueillante familiale

 

« Dans ce métier, je peux me donner à 100% avec mes accueillis et prendre le temps de les accompagner. »

  • Bonjour Florence, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis accueillante depuis 13 ans dans le département de l’Indre-et-Loire à Sazilly (37). J’ai commencé ma vie professionnelle dans la restauration et les commerces. J’ai réalisé que je voulais travailler auprès des personnes. Actuellement, j’accompagne les personnes en perte d’autonomie chez moi.

  • Qui accueillez-vous actuellement ?

Je n’accueille qu’une seule personne en continue, Thierry qui a 64 ans, il a une déficience mentale avec un léger autisme. Il avait des difficultés au départ donc j’ai voulu me consacrer uniquement à lui.

J’ai un agrément pour deux personnes à temps complet et une personne en temporaire. Je remplace mes collègues depuis trois ans.

  • Pour quelles raisons avez-vous eu envie de faire ce métier ?

J’ai découvert le métier d’accueillant familial lors d’une formation d’auxiliaire de vie. Je me suis formée après avoir travaillé quelques mois au sein d’un ASSAD (Association d’Aide à Domicile). Je savais que je voulais accompagner les personnes en situation de handicap. Lors de la formation, j’ai effectué un stage dans une famille d’accueil et ça m’a plu. Dans ce métier, je peux me donner à 100% avec mes accueillis et prendre le temps de les accompagner.

  • Comment organisez-vous votre quotidien ?

Les personnes dépendantes ont besoin de rituels. Pour le levé, il prend son temps avant de prendre son petit déjeuner. Après je le guide pour sa toilette. Parfois on va faire les courses, j’essaie de l’intégrer à l’aide à la cuisine pour des petites tâches. Le midi, on partage le repas ensemble tous les deux. Après le déjeuner, il y a le temps de pause où il monte dans sa chambre pour se reposer. L’après-midi, ce sont les activités. Il adore les activités manuelles comme le dessin, la peinture et le puzzle. 

  • Quel est votre meilleur souvenir avec vos accueillis ?

Mon meilleur souvenir ? c’était avec mon Fanfan, un monsieur trisomique, quand il a réussi à monter les escaliers tout seul. Il avait peur de monter à l’étage, je devais l’aider à monter jusqu’au jour où il a réussi à monter tout seul. C’était une fierté pour lui, comme pour moi. Après ce moment, il voulait monter les escaliers n’importe où.

Chaque jour, on fait des découvertes avec nos accueillis. L’autre fois, j’ai découvert que Thierry aimait la musique classique et maintenant, il en redemande. Il ne faut pas avoir de préjugés, il faut rester ouvert et essayer. 

  • Avez-vous un conseil à donner aux accueillants familiaux qui hésiteraient à se lancer ?

Il faut que son projet d’accueil soit accepté par son entourage. Mon entourage accepte mes accueillis mais j’ai vu des personnes qui ont perdu certaines de leurs connaissances. Il faut en parler autour de soi avant de s’engager.

— Propos recueillis en septembre 2019.

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