Accueillants familiaux

La famille du mois : Nancy, accueillante familiale en Gironde

31 juillet 2019 No Comments
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Nous avons rencontré Nancy, accueillante familiale en Gironde (33). Elle accueille depuis 10 ans des personnes âgées. Il y a 8 ans, c’est devenu un projet de couple : ils ont obtenu l’agrément pour accueillir trois personnes. L’accueil familial a été pour elle une évidence.

« Le fait de travailler avec les personnes âgées m’a plu,
on peut le dire : c’est ma vocation. »

Rencontre avec Nancy, accueillante familiale

Bonjour Nancy, pouvez-vous nous dire qui vous accueillez actuellement ?

Actuellement, j’accueille avec mon mari trois pensionnaires. Nous avons un agrément pour les personnes âgées.

Pour quelles raisons avez-vous eu envie de faire ce métier ?

Quand j’étais plus jeune, j’allais travailler l’été dans une maison de retraite, j’ai toujours eu un bon contact avec les personnes âgées. Quand je suis arrivée en Gironde, j’ai fait une formation d’Auxiliaire de Vie Sociale et le concept de l’accueil familial m’a plu donc avec mon mari, on a décidé de se lancer.

Mais notre projet a été réfléchi. Nous sommes 8 à la maison donc on a dû organiser le quotidien pour que chacun y trouve sa place.

Qu’appréciez-vous dans ce métier ?

Le contact avec les personnes âgées me plaît. J’apprécie pouvoir apporter au quotidien à ces personnes qui vivent chez moi et qu’elles puissent continuer de vivre dans un cadre familial. Dans ce métier, il y a des choses positives, des choses qui le sont moins mais dans l’ensemble, on peut dire que c’est ma vocation.

Mes enfants ont toujours connu ce mode de vie et apprécient ces relations intergénérationnelles. Nous avons cette chance de pouvoir profiter de l’expérience de ces personnes, c’est un réel enrichissement pour chacun.

Comment organisez-vous votre quotidien ?

Tout a été murement réfléchi vu que nous sommes 8 à la maison. Pour le quotidien des pensionnaires, tout dépend des profils. Pour les personnes valides, la journée type était : le petit déjeuner, le passage de l’infirmière, la préparation du repas, le repas, la sieste, les activités qui sont souvent créatives. Nous avons participé à la préparation des fleurs pour le char du carnaval, ainsi que pour les crêpes lors de la vente de l’école. Les activités pouvaient être diversifiées. Le soir, une infirmière venait, le souper et après, chacun vaquait à ses occupations, certains regardaient la télévision et d’autres montaient se coucher.

Aujourd’hui, notre quotidien est différent parce que les personnes sont moins valides. Nous nous adaptons à chaque personne selon ses envies et ses capacités intellectuelles. Il y en a qui aime les jeux de cartes, les dominos…etc et d’autres qui préfèrent les sorties et les spectacles. Je me rappelle d’une dame qui aimait les chats donc c’était son plaisir de s’en occuper.

On s’adapte à différents types de profils mais nous faisons en sorte que les pensionnaires aient le même profil, on essaie d’avoir des groupes homogènes.

Quel est votre meilleur souvenir avec vos accueillis ?

Je me rappelle d’une pensionnaire qui était très volontaire et dynamique. Elle était toujours partante pour m’accompagner aller chercher les enfants. C’est un de mes plus beaux souvenirs.

Après chacun a apporté sa touche personnelle avec des moments joyeux. Tout le monde a apporté du positif dans l’accueil, même s’il y en a qui marque plus que d’autres.

Avez-vous un conseil à donner aux accueillants familiaux qui hésiteraient à se lancer ?

Il est important de préparer son projet et d’arriver à trouver du temps pour soi avec sa famille. Il faut savoir relâcher et se faire remplacer à des moments, sans culpabiliser. Ce moment est aussi bénéfique pour les accueillis, c’est bien de faire des pauses parce que nous sommes ensemble 24h/24. Ce moment pour soi permet de repartir requinqué.

C’est un métier qui donne beaucoup mais qui demande beaucoup de vous. Il faut être conscient que l’accueil familial, c’est du 24h/24 et du 7j/7.

Le mot de la fin ?

Pour faire ce métier, il faut aimer le contact avec les personnes. C’est un investissement humain, on le fait par vocation.

— Propos recueillis en juillet 2019.

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