Législation

La politique d’action sociale d’Emmanuel Macron

macron politique action sociale

Le 13 juin dernier lors du 42ème congrès de la Mutualité, Emmanuel Macron a détaillé sa politique d’action sociale, en insistant sur la nécessité d’extraire les aides sociales d’une logique uniquement monétaire. 

Un modèle social renouvelé qui doit favoriser l’accompagnement humain

Dans son discours à la Mutualité Française, le président de la République à fait ce constat : « nous avons, ces dix dernières années, augmenté le RSA de 80% et nous avons baissé l’accompagnement de 40% », puis fixés des objectifs d’efficience.

  • Les prestations sociales devront adopter une démarche constructive d’accompagnement envers les aidés,
  • Augmenter l’impact humain et long terme des politiques sociales,
  • Et simplifier les aides financières.

De manière générale, le président de la République se prononce pour une démarche d’accompagnement au-delà du seul financement.

Réformer le système pour faire face aux trois grands défis : la santé, l’âge et l’exclusion

Emmanuel Macron a insisté sur le besoin de développer les actions de prévention qui, à ce jour, ne lui semblent pas suffisantes ni efficientes. En effet, notre système de santé « soigne bien, mais prévient mal ».

C’est pourquoi une loi sur le financement de la dépendance sera votée avant la fin 2019 pour « répondre à la nouvelle vulnérabilité sociale » du grand âge. Son ambition est de répondre à la « problématique de l’exclusion et de la pauvreté », en humanisant l’approche d’accompagnement social.

Et l’accueil familial dans tout ça ?

Nul doute que la prochaine loi sur la dépendance mettra en avant les solutions alternatives et peu développées à ce jour telle que l’accueil familial. L’objectif est de répondre à beaucoup de problématiques soulevées par Emmanuel Macron :

  • Répondre à la perte d’autonomie par un dispositif au cœur de la prévention,
  • Pérenniser le financement du dispositif grâce à son caractère économique (contre environ 50 000 € en moyenne pour créer une place en EHPAD),
  • Humaniser le suivi personnel des individus en prenant en compte les spécificités de chacun.

Sur ce dernier point, CetteFamille fait figure de précurseur en proposant des services aux aidants et à l’ensemble des parties prenantes qui interviennent sur ces problématiques. Services intégrés dans un environnement complexe, avec ambition de compléter et de créer des synergies avec les acteurs en place, notamment les conseils départementaux.

A noter qu’une autre proposition de loi a d’ailleurs été déposée par un autre groupe parlementaire (Les Républicains) pour développer le dispositif. Lire notre article dédié.