Échelle UPDRS : l’évaluation de la maladie de Parkinson

Un infirmier qui tient les mains d'une personne âgée

L’échelle UPDRS (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale) est le principal outil d’évaluation et de suivi de l’évolution de la maladie de Parkinson. Elle permet au médecin d’évaluer les symptômes du patient, de juger de l’efficacité des traitements et d’adapter la prise en charge en conséquence.

Qu’est-ce qu’une échelle d’évaluation pour la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Elle se traduit par des symptômes moteurs tels que des mouvements lents, des tremblements, de la rigidité et un déséquilibre. Elle s’accompagne bien souvent de troubles cognitifs, de la santé mentale et du sommeil, ainsi que de douleurs musculaires et de troubles sensoriels. Les déficiences motrices contribuent à des troubles du langage et de la mobilité. Ces différents symptômes entraînent pour le patient des restrictions dans de nombreux domaines de la vie courante et génèrent des besoins en matière de soins

Il existe deux types d’échelles d’évaluation de la maladie de Parkinson : 

  • les échelles d’évaluation motrice,
  • les échelles permettant d’analyser les symptômes non moteurs

Ces échelles d’évaluation permettent de : 

  • identifier les symptômes du patient
  • évaluer l’évolution de la maladie,
  • déterminer l’efficacité des traitements
  • adapter la prise en charge du patient.

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Qu’est-ce que l’échelle UPDRS ?

L’échelle d’évaluation unifiée de la maladie de Parkinson (UPDRS) est un outil de mesure composite combinant plusieurs échelles d’évaluation. 

Elle est organisée en 6 sections : 

  • Section 1 : évaluation de l’état mental, comportemental et thymique du patient (affaiblissement intellectuel, troubles de la pensée, dépression, etc.).  
  • Section 2 : auto-évaluation des activités de la vie quotidienne (parole, salivation, déglutition, écriture, habillage, hygiène, s’alimenter et tenir ses couverts, etc.).
  • Section 3 : évaluation des fonctions motrices (parole, expressions faciales, stabilité posturale, démarche, agilité de la jambe, tremblement de repos et tremblement d’action, etc.).
  • Section 4 : évaluation des complications du traitement dans la semaine précédant l’examen (douleurs, problèmes digestifs, troubles du sommeil, etc.).
  • Section 5 : stades de Hoehn et Yahr : ces échelles permettent de classer les malades en cinq niveaux, en fonction de la gravité de leur pathologie. Au stade 1 de la maladie de Parkinson, les symptômes sont bénins et identifiés uniquement d’un seul côté du corps (signaux unilatéraux n’entraînant pas de handicap dans la vie quotidienne). Le stade 5 de la maladie se caractérise pour le patient par un confinement au lit ou en fauteuil roulant ; le malade n’est plus autonome. 
  • Section 6 : échelle de qualité de vie de Schwab et England : elle permet d’évaluer la capacité du patient à effectuer des activités de la vie quotidienne en termes de vitesse et d’autonomie. Elle côte le handicap de 0% (perturbations maximales) à 100% (perturbations normales).

L’échelle UPDRS est une échelle multidimensionnelle, qui permet d’évaluer la maladie de Parkinson sur plusieurs plans. Elle vise une évaluation objective de la sévérité, de la fluctuation, de la progression des symptômes cliniques ainsi que leur retentissement dans la vie quotidienne du patient. 

 

Comment l’échelle d’évaluation de la maladie de Parkinson est-elle utilisée ?

L’échelle UPDRS est une évaluation réalisée par un professionnel de santé, en règle général le neurologue du patient. 

Le neurologue attribue un score pour chaque item composant les différentes sections à partir de son examen clinique et des réponses du patient. Le score pour chaque item s’échelonne de 0 à 4, 0 point représentant une situation normale et 4 points un niveau d’incapacité fort. 

Les points sont additionnés pour établir un score total qui va de 0 à 199, 0 signifiant que le patient ne présente pas de handicap et 199 que le patient souffre d’une incapacité totale

Certaines sections de l’échelle UPDRS sont évaluées en période ON (c’est-à-dire de mobilité optimale ou forte) et en période OFF (de mobilité réduite). Il s’agit notamment des  fonctions motrices (parole, expression faciale, tremblements…) et des activités de la vie quotidienne (salivation, déglutition, écriture, habillage, hygiène…). 

L’échelle UPDRS est une aide au suivi du malade. Elle est utile à la quantification du traitement proposé qu’il soit médicamenteux ou neuro-chirurgical.

Évaluation de la maladie de Parkinson : quelles sont les autres échelles ?

L’UPDRS constitue le meilleur outil à ce jour d’évaluation de la maladie de Parkinson. Toutefois, comme tout outil multidimensionnel, il présente des limites. L’évaluation de certaines sections est trop succincte pour détailler certains profils de la maladie. L’échelle UPDRS peut cependant être complétée par des échelles spécifiques : les échelles neuropsychologiques, les échelles d’humeur, les échelles de qualité de vie, pour n’en citer que quelques-unes. 

Évaluations des fonctions cognitives

Deux évaluations sont particulièrement utilisées pour évaluer les troubles cognitifs pouvant être rencontrés par un patient atteint de la maladie de Parkinson: 

  • Le mini-examen de l’état mental (MMSE – Mini-Mental State Examination) : il s’agit d’un test d’évaluation des capacités cognitives et de la capacité mnésique d’une personne. Le MMSE se compose de 30 questions ou items explorant de possibles troubles tels que l’orientation dans le temps et l’espace, la mémoire immédiate, l’attention, le langage, etc. Le score total du MMSE est de 30 points. Un score inférieur à 24 points reflète une atteinte des fonctions cognitives.
  • L’échelle de Mattis : il s’agit d’une échelle globale dont le but est la quantification de la dégradation des fonctions cognitives dues à des atteintes de type organique. Elle est constituée de 37 items répartis en 5 catégories : attention, initiation/persévération, construction, conceptualisation et mémoire.

Évaluation de l’état psychique

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentes fréquemment des troubles de l’humeur que l’échelle UPDRS ne permet pas d’évaluer comme la dépression, l’anxiété, l’apathie… Les échelles les plus utilisées dans ces domaines sont : 

  • L’échelle d’anxiété de Hamilton  : il s’agit d’un questionnaire à choix multiples constitué de 14 items visant à mesurer la sévérité de l’anxiété d’un patient. Les items sont notés de 0 à 4, 0 représentant l’absence de symptôme et 4 la sévérité maximum du symptôme.
  • L’échelle de dépression de Hamilton : c’est le test le plus utilisé pour évaluer l’intensité des symptômes dépressifs d’un patient. Elle comporte 17 items et le score global varie de 0 à 52 points. 
  • L’échelle MADRS (Montgomery and Asberg Depression Rating Scale) : il s’agit d’une échelle employée pour évaluer la sévérité de la dépression chez des patients présentant des troubles de l’humeur. Elle comprend 10 items côtés de 0 (normal) à 6 (perturbations maximales). 

Échelles de qualité de vie

Les échelles de qualité de vie sont utiles pour mesurer le retentissement de la maladie sur les activités de la vie quotidienne du patient. On peut citer à ce titre : 

  • Le PDQ-39 (Parkinson disease questionnaire) : il s’agit d’un questionnaire composé de 39 questions. Il évalue, dans 8 domaines de la vie quotidienne, la fréquence à laquelle un patient atteint de la maladie de Parkinson éprouve des difficultés. Il est par exemple demandé au patient, la fréquence (jamais, parfois, souvent, toujours) à laquelle, durant le mois passé, celui-ci a éprouvé des difficultés à : 
    • réaliser ses activités de loisir,
    • s’occuper de son logement (ménage, cuisine, etc.),
    • porter des sacs de courses,
    • se laver seul(e),
    • s’habiller seul(e),
    • etc.
  • Questionnaire PD NMS (Parkinson disease non-movement symptoms) : ce questionnaire vise à établir la liste les problèmes non-moteurs reliés à la maladie de Parkinson ou à ses traitements qui ont pu incommoder le patient au cours du dernier mois. Il s’agira par exemple de savoir si le patient a ressenti les symptômes suivants : 
    • écoulement de salive durant la journée,
    • difficulté à avaler de la nourriture ou des liquides, 
    • vomissements ou sensations de malaise,
    • sensation d’urgence urinaire,
    • problèmes à se rappeler de choses qui se sont produites récemment,
    • sensation d’anxiété, de peur, de panique,
    • chutes,
    • etc.

Ces différentes échelles permettent de mieux évaluer l’état du patient afin d’améliorer la prise en charge de sa maladie et sa qualité de vie quotidienne

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