EN RÉSUMÉ
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La décompensation cardiaque est généralement la résultante d’une maladie dite « silencieuse » qu’est l’insuffisance cardiaque. Les symptômes, le diagnostic et l’évolution de cette dernière doivent être connus pour prévenir la survenance de son aggravation.
Si l’insuffisance est principalement due au vieillissement naturel de l’individu, elle se couple régulièrement avec d’autres facteurs tels que la dénutrition et la déshydratation, très fréquentes chez les seniors.
La décompensation se manifeste notamment par les signes suivants :
- essoufflement au moindre effort,
- jambes gonflées,
- grande fatigue.
Chez les personnes âgées, après 75 ans, elle représente l’une des premières causes d’hospitalisation. En ce sens, en France, cette pathologie constitue un enjeu majeur de santé publique. Pourtant, elle reste mal connue et trop souvent sous-estimée.
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Par ailleurs, nous tenons à vous informer au plus près de tout sujet susceptible d’améliorer leur cadre de vie. C’est pourquoi, dans cet article, nous vous disons tout sur la décompensation : ses causes, ses symptômes, les options de traitement et les meilleures stratégies de prévention.
Décompensation cardiaque : de quoi s’agit-il ?
Il en existe deux types :
- Celle brutale.
- Elle l’est lorsqu’il n’a pas été diagnostiqué la fragilité du cœur en amont de sa décompensation.
- Celle progressive.
- Elle est à l’inverse progressive lorsque, sur un cœur identifié insuffisant, il est possible d’en suivre l’évolution et donc de prévenir une éventuelle décompensation.
Dans l’un ou l’autre cas, le cœur est déjà fragilisé.
La fragilisation se caractérise par :
- la dégradation du muscle qui n’assure plus correctement sa fonction de pompe ;
- le sang, au lieu de circuler normalement, stagne dans les tissus ou dans les poumons.
En conséquence, le corps s’asphyxie peu à peu, provoquant une cascade de symptômes qui nécessitent une intervention médicale urgente.
Les causes de la décompensation cardiaque chez les personnes âgées
Les causes peuvent être multiples. La principale est liée à l’âge.
En vieillissant, le cœur perd naturellement de sa souplesse et de sa puissance. Pour autant, toutes les personnes âgées ne sont pas sujettes à cette maladie.
Lorsqu’elle survient, elle est souvent le résultat d’un déséquilibre entre :
- une insuffisance stable,
- et un élément déclencheur : infection, stress, traitement médical non suivi ou épisode de déshydratation.
La moindre variation dans le fonctionnement de l’organisme pouvant provoquer une surcharge brutale du cœur, il est impératif de pouvoir :
- protéger nos seniors du maximum de frustrations ou pénibilités,
- les accompagner dans leur hygiène quotidienne.
Par ailleurs, les facteurs aggravants les plus fréquents sont :
- l’augmentation de la pression artérielle,
- les troubles du rythme,
- un excès de sodium dans l’alimentation.
Détecter une décompensation cardiaque rapidement : les symptômes
Le cœur se compose de 4 cavités, couplées deux par deux, qui forment un côté droit et un côté gauche. Il fonctionne par la juxtaposition et synchronisation de 2 pompes.
Son fonctionnement entraîne donc la possibilité d’une pathologie cardiaque :
- à droite,
- à gauche,
- globale de l’un et l’autre côté.
La décompensation cardiaque gauche
Celle survenant à gauche est la forme la plus courante.
Elle se manifeste par une accumulation de liquide dans les poumons et provoque un œdème pulmonaire.
Les signes d’alerte sont :
- essoufflement,
- toux persistante,
- gêne respiratoire nocturne et fatigue extrême,
- sensation d’oppression dans la poitrine.
Ces symptômes nécessitent une intervention immédiate.
La décompensation cardiaque droite
Lorsqu’elle se manifeste à droite, elle est d’une toute autre nature : le cœur n’arrive plus à faire remonter le sang vers les poumons.
Cela provoque :
- un gonflement des jambes,
- une sensation de pesanteur abdominale,
- une prise de poids rapide liée à une accumulation d’eau.
Les œdèmes aux chevilles ou au ventre sont particulièrement visibles. Ce type de décompensation est souvent plus lent à apparaître mais tout aussi dangereux.
Lorsqu’il survient, une intervention médicale est nécessaire.
La décompensation cardiaque globale
Dans certains cas, il arrive que les deux côtés du cœur soient touchés. Lorsque cette situation survient, les symptômes se cumulent.
Le patient présente les signes suivants :
- fatigue extrême,
- difficultés respiratoires,
- gonflement généralisé,
- grande difficulté à effectuer la moindre activité physique.
Le diagnostic de ces symptômes témoigne d’un stade avancé de la maladie et nécessite une prise en charge hospitalière urgente.
| LE SAVIEZ-VOUS ? En France, être hospitalisé pour insuffisance cardiaque — souvent à l’occasion d’une décompensation — reste très grave : d’après les données de Santé publique France, en 2022, 181 178 adultes ont été hospitalisés, et 34 % des patients étaient décédés un an après cette hospitalisation. Plus surprenant encore, seulement 20,1 % des survivants avaient accédé à des soins de réadaptation dans les 6 mois. Ces chiffres soulignent l’urgence d’un repérage précoce des signes de décompensation et d’un suivi serré post-hospitalisation. |
Diagnostic et traitement de la décompensation cardiaque
La décompensation est une maladie qui peut survenir de façon soudaine et inopinément mais aussi se développer lentement.
Dans l’un et l’autre cas, il existe une prise en charge préventive et curative.
Quels sont les examens médicaux pour détecter la décompensation ?
Le médecin traitant est souvent le premier à suspecter une décompensation. À ce titre, il agit à titre préventif.
Lorsque le diagnostic est posé, il pourra prescrire :
- une radiographie thoracique,
- un électrocardiogramme,
- une échographie pour vérifier la fraction d’éjection (pourcentage de sang dans la cavité de pompage principal).
La prise de sang quant à elle permettra de mesurer le taux de BNP (Brain Natriuretic Peptide – hormone produite par les cellules musculaires du cœur). Ces données représentent un marqueur fiable de l’insuffisance en ce sens que l’hormone participe à la régulation du volume sanguin éjecté par le cœur à chaque battement. En fonction de son résultat, il pourra être évalué le niveau de gravité de la situation.
Enfin, pour prévenir le risque de survenance de la maladie, le suivi régulier du poids et de la tension artérielle est essentiel pour éviter les rechutes.
Les traitements médicamenteux d’urgence
Dans les situations les plus graves et urgentes, autrement dit, en situation aiguë, les traitements médicamenteux visent à soulager les symptômes et à rétablir rapidement la fonction du cœur.
Il peut être prescrit :
- des diurétiques pour éliminer l’excès de liquide, notamment dans les poumons,
- des médicaments vasodilatateurs pour réduire la pression artérielle,
- l’oxygénothérapie (apport d’oxygène par les voies respiratoires en cas de diminution de capacités pulmonaires) couramment utilisée en complément.
En cas de troubles du rythme du cœur, un traitement spécifique est nécessaire. Dans certains cas, un stimulateur ou défibrillateur sont requis et dans d’autres, une intervention chirurgicale est indispensable. Elle détruit alors les parties du système électrique du cœur qui ont provoqué la situation.
Enfin, toute amélioration de l’hygiène de vie : alimentation équilibrée, bonne hydratation, arrêt de la consommation de tabac, d’alcools ou de stupéfiants contribue à diminuer le risque d’aggravation ou de rechute.
L’importance d’une prise en charge à long terme
Une fois l’épisode stabilisé, une prise en charge globale est indispensable.
Cela inclut un traitement de fond, souvent à base de bêtabloquants (molécule participant à réduire la charge de travail imposée au cœur : pouls et pression artérielle principalement) et d’inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC). Les IEC sont des médicaments qui traitent la maladie.
Également, une adaptation du mode de vie sera préconisée et de l’aide pourra être apportée si nécessaire notamment par l’intervention de tiers de santé spécialisés :
- régime pauvre en sodium,
- activité physique régulière et adaptée (marche, gym douce, Tai chi ou yoga),
- pesée quotidienne.
La coordination avec les proches et les professionnels de santé (médecin traitant, infirmiers, cardiologues) est essentielle. En fonction de la situation et de son niveau de gravité, il pourra être préconisé un placement en institution si le maintien à domicile risque d’entraver la santé du malade.
| LE CONSEIL CETTEFAMILLE Si votre proche souffre d’insuffisance cardiaque, pesez-le régulièrement et soyez attentif à tout changement rapide de poids, même de quelques kilos en quelques jours : cela peut indiquer une rétention d’eau, signe précoce d’une décompensation. En cas d’essoufflement inhabituel, de fatigue intense ou de jambes qui gonflent, n’attendez pas : contactez rapidement le médecin traitant. Une réaction précoce permet souvent d’éviter l’hospitalisation et d’améliorer la qualité de vie au quotidien. |
FAQ
Quelle est la différence entre insuffisance cardiaque et décompensation cardiaque ?
L’insuffisance est la maladie chronique qui peut être à l’origine de la décompensation.
La décompensation est donc la conséquence de l’existence de la maladie. Elle se présente comme une aggravation aiguë de cette dernière, déclenchée par un événement extérieur (infection, arrêt de traitement, stress extrême…).
Elle nécessite une prise en charge en urgence alors que l’insuffisance peut être stabilisée au quotidien.
Quel est l’impact de l’alimentation sur la décompensation cardiaque chez les personnes âgées ?
Adopter une alimentation équilibrée est un élément fondamental du bien vieillir.
Une alimentation trop riche en sel favorise la rétention d’eau et augmente la charge de travail du cœur.
À l’inverse, une alimentation équilibrée, riche en fibres, en potassium et pauvre en sodium permet d’atténuer les risques de récidives.
Une alimentation est dite équilibrée :
- Si elle est variée et qu’elle participe au bon fonctionnement de notre organisme. Les légumes, protéines, fruits et féculents contribuent à cela ainsi qu’une faible consommation de sucres.
- Si elle garantit l’apport énergétique dont chaque individu a besoin.
Est-ce qu’une décompensation cardiaque peut provoquer un décès ?
Oui.
Sans intervention rapide, elle peut entraîner un œdème pulmonaire aigu ou un accident vasculaire cérébral (AVC). C’est pourquoi il est impératif de consulter votre médecin traitant dès l’apparition des premiers signes. Chaque minute compte.
Le diagnostic précoce et une prise en charge coordonnée permettent d’éviter le pire.
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Sources externes :
Les symptômes, le diagnostic et l’évolution de l’insuffisance cardiaque





